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<title>L'édito éco</title>
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<description>L'analyse économique matinale</description>
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<lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 07:22:01 +0100</lastBuildDate>
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<title>L'édito éco</title>
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<title>Les auto-entrepreneurs, deux ans après</title>
<link>http://www.franceinter.com</link>
<description>durée : 00:03:00 - L'édito éco - par : Dominique SEUX - L’édito éco de Dominique
Seux, des Echos. Le Salon des entrepreneurs se tient à Paris, au moment où un
cap est en train d’être passé.

&amp;nbsp;

Depuis
la création de ce statut en 2009 par Hervé Novelli, environ un million
d’auto-entreprises sont nées. Environ, parce qu’il est difficile de savoir au
jour près où on en est. Ce cap mérite d’être signalé, mais pas pour les raisons
auxquelles on pense tout de suite. Car sur le plan économique,
l’auto-entrepreneur ne constitue pas vraiment un enjeu ; en revanche, sur le
plan culturel, c’est déjà plus intéressant&amp;nbsp;; Et sur le plan politique, c’est
très intéressant.

&amp;nbsp;

Trois idées, trois questions
! D’abord, l’aspect économique&amp;nbsp;?

&amp;nbsp;

Ce
qui est sûr, c’est que ce statut a séduit&amp;nbsp;: il offre, en trois clics, simplicité,
rapidité, gratuité et sécurité – sans oublier un régime fiscal et social de
faveur. Créer son activité devient un jeu d’enfant, tout en payant des charges
et des impôts. En même temps, on voit que, sur le million d’auto-entreprises
créées en deux ans, un quart ont déjà disparu. Une autre proportion est sans activité
réelle. Surtout, le chiffre d’affaires global de ces mini-entreprises est
limité, 4 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires moyen de celles qui
fonctionnent serait de 1.000 euros par mois – c’est faible. Au total,
économiquement, les auto-entreprises sont un épiphénomène.

&amp;nbsp;

Ce succès est plus
significatif sur le plan culturel&amp;nbsp;?

&amp;nbsp;

Oui,
il montre un vrai appétit pour la création d’entreprise de la part de salariés
du privé ou de fonctionnaires en activité qui développent une activité
parallèle&amp;nbsp;; de la part de chômeurs qui cherchent à redémarrer sous leur
propre bannière. Internet a rendu cela possible mais ce succès montre que l’on
peut être à la fois salarié et son propre patron, entrepreneur occasionnel sans
être toujours un professionnel. Sur le plan du symbole, c’est une des bonnes
idées à mettre à l’actif du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Si François
Hollande est élu, il envisage de revenir en arrière. Ce serait dommage.

&amp;nbsp;

Mais c’est sur le terrain
politique que c’est le plus intéressant&amp;nbsp;?

&amp;nbsp;

Je
crois. Ce mécanisme, qui met en branle beaucoup d’acteurs, impôts, Urssaf,
régimes de retraite, etc., montre que la simplification de l’Etat est possible.
Mieux, l’intérêt y compris médiatique qu’il suscite popularise la création
d’entreprise et les entreprises elles-mêmes, petites, moyennes ou grandes – là,
on quitte le terrain de l’auto-entrepreneur. C’est utile car, contrairement à
l’Allemagne où la culture sociale dominante est celle des ouvriers et des
employés du secteur privé, la culture dominante, en France, est celle des
secteurs public et parapublic, pas des entreprises. Entreprises sur lesquelles
le regard est souvent celui de l’émotion (quand il y a une crise, des grands
contrats). Si les choses se rééquilibrent, tant mieux.

&amp;nbsp;

Il y a encore du
chemin&amp;nbsp;?

&amp;nbsp;

Oui&amp;nbsp;!
Le savez-vous&amp;nbsp;? Cette année, la Chine devrait détrôner la France comme
premier partenaire commercial de l’Allemagne.</description>
<author>podcast@radiofrance.com</author>
<category >Business </category>
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<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 07:22:00 +0100</pubDate>
<podcastRF:businessReference>8770</podcastRF:businessReference><itunes:author>Dominique SEUX</itunes:author>
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<itunes:subtitle>Émission du 02.02.2012</itunes:subtitle>
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Seux, des Echos. Le Salon des entrepreneurs se tient à Paris, au moment où un
cap est en train d’être passé.

&amp;nbsp;

Depuis
la création de ce statut en 2009 par Hervé Novelli, environ un million
d’auto-entreprises sont nées. Environ, parce qu’il est difficile de savoir au
jour près où on en est. Ce cap mérite d’être signalé, mais pas pour les raisons
auxquelles on pense tout de suite. Car sur le plan économique,
l’auto-entrepreneur ne constitue pas vraiment un enjeu ; en revanche, sur le
plan culturel, c’est déjà plus intéressant&amp;nbsp;; Et sur le plan politique, c’est
très intéressant.

&amp;nbsp;

Trois idées, trois questions
! D’abord, l’aspect économique&amp;nbsp;?

&amp;nbsp;

Ce
qui est sûr, c’est que ce statut a séduit&amp;nbsp;: il offre, en trois clics, simplicité,
rapidité, gratuité et sécurité – sans oublier un régime fiscal et social de
faveur. Créer son activité devient un jeu d’enfant, tout en payant des charges
et des impôts. En même temps, on voit que, sur le million d’auto-entreprises
créées en deux ans, un quart ont déjà disparu. Une autre proportion est sans activité
réelle. Surtout, le chiffre d’affaires global de ces mini-entreprises est
limité, 4 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires moyen de celles qui
fonctionnent serait de 1.000 euros par mois – c’est faible. Au total,
économiquement, les auto-entreprises sont un épiphénomène.

&amp;nbsp;

Ce succès est plus
significatif sur le plan culturel&amp;nbsp;?

&amp;nbsp;

Oui,
il montre un vrai appétit pour la création d’entreprise de la part de salariés
du privé ou de fonctionnaires en activité qui développent une activité
parallèle&amp;nbsp;; de la part de chômeurs qui cherchent à redémarrer sous leur
propre bannière. Internet a rendu cela possible mais ce succès montre que l’on
peut être à la fois salarié et son propre patron, entrepreneur occasionnel sans
être toujours un professionnel. Sur le plan du symbole, c’est une des bonnes
idées à mettre à l’actif du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Si François
Hollande est élu, il envisage de revenir en arrière. Ce serait dommage.

&amp;nbsp;

Mais c’est sur le terrain
politique que c’est le plus intéressant&amp;nbsp;?

&amp;nbsp;

Je
crois. Ce mécanisme, qui met en branle beaucoup d’acteurs, impôts, Urssaf,
régimes de retraite, etc., montre que la simplification de l’Etat est possible.
Mieux, l’intérêt y compris médiatique qu’il suscite popularise la création
d’entreprise et les entreprises elles-mêmes, petites, moyennes ou grandes – là,
on quitte le terrain de l’auto-entrepreneur. C’est utile car, contrairement à
l’Allemagne où la culture sociale dominante est celle des ouvriers et des
employés du secteur privé, la culture dominante, en France, est celle des
secteurs public et parapublic, pas des entreprises. Entreprises sur lesquelles
le regard est souvent celui de l’émotion (quand il y a une crise, des grands
contrats). Si les choses se rééquilibrent, tant mieux.

&amp;nbsp;

Il y a encore du
chemin&amp;nbsp;?

&amp;nbsp;

Oui&amp;nbsp;!
Le savez-vous&amp;nbsp;? Cette année, la Chine devrait détrôner la France comme
premier partenaire commercial de l’Allemagne.</itunes:summary>
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<item>
<title>Rafale : une bonne nouvelle pour la France?</title>
<link>http://www.franceinter.com</link>
<description>durée : 00:03:11 - L'édito éco - par : Dominique SEUX - Vous revenez sur la commande promise hier par l’Inde de 126 avions de
chasse Rafale.

Oui, parce que les cocoricos
entendus hier sur cette bonne nouvelle mettent en évidence deux choses. Cela
montre&amp;nbsp;: un, que la France réussit encore à concevoir et à vendre des
produits de haute technologie, tant pis pour le pessimisme sur notre
compétitivité. Deux, ces cocoricos montrent aussi en creux&amp;nbsp; combien ces
grands contrats sont difficiles à emporter. L’Inde, on le sait, est le premier
succès (à confirmer) à l’export du Rafale. Auparavant, il y en a eu, des
échecs, au Maroc, en Suisse, et un faux espoir - au Brésil. Dans le nucléaire,
autre grande filière tricolore, deux EPR ont été vendus en Chine en 2007 mais,
depuis, rien. Quant à la troisième filière, les TGV, Alstom a vendu 25 rames à
l’Italie en 2008, puis un projet au Maroc mais financé par la France. Donc, les
Rafale indiens, un vrai succès, mais aussi à remettre en perspective.&amp;nbsp;

Pourquoi est-ce de plus en plus
dur&amp;nbsp;?

C’est effectivement plus dur
qu’autrefois. Dassault avait vendu à l’export environ 500 Mirage F1 et 300
Mirage 2000. On en est loin pour le Rafale. Pourquoi ? Parce que les clients
sont plus exigeants et que la concurrence est plus violente. Plus
exigeants&amp;nbsp;: neuf Rafale sur dix seront produits en Inde et les transferts
de technologie sont sans doute importants&amp;nbsp;! Plus de concurrence&amp;nbsp;: le
TGV d’Alstom, qui s’était imposé en Espagne, en Corée, en Italie, s’est fait
doublé par les Espagnols sur la ligne Medine-La Mecque et par Siemens sur
l’Eurostar. Le nucléaire français a perdu face aux Coréens à Abu Dhabi&amp;nbsp;

Comment résister&amp;nbsp;?

Par la haute technologie mais ce
n’est pas facile. Le Rafale, même si sa conception a vingt ans, est
techniquement au-dessus des autres&amp;nbsp;: il peut tout faire en vol, la
reconnaissance, le combat aérien, l’attaque au sol&amp;nbsp; - pas ses concurrents. L’Inde, en conflit
avec le Pakistan et qui s’inquiète de la Chine, était intéressée. Dans le
nucléaire, la France parie sur les EPR de nouvelle génération. Mais les Coréens
vendent les TGV qu’on leur a appris à faire et les Chinois les centrales.
L’autre moyen de résister est de chasser en meute, au niveau européen, comme la
réussite absolue d’Airbus le montre. Même si l’annonce d’hier est un
contre-exemple puisque Dassault a gagné seul face au consortium européen
Eurofighter.&amp;nbsp;

La commande indienne, bonne nouvelle
pour la France&amp;nbsp;?

Ce sont 10.000 emplois directs.
Indirectement, cette commande va soulager le contribuable puisque l’Etat a
garanti à Dassault la production de 11 appareils par an. L’armée française en a
reçu 104 et va pouvoir faire traîner ses prochaines livraisons et donc économiser
quelques milliards. Chaque Rafale vaut entre 100 et 140 millions d’euros&amp;nbsp;!
L’Elysée espère que ce succès va ouvrir les portes d’Abu Dhabi. Gérard Longuet,
ministre de la Défense, a résumé à sa façon la chose hier&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Comme
les ennuis, les bonnes nouvelles peuvent voler en escadrille&amp;nbsp;».</description>
<author>podcast@radiofrance.com</author>
<category >Business </category>
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<pubDate>Wed, 01 Feb 2012 07:22:00 +0100</pubDate>
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<itunes:summary>durée : 00:03:11 - par : Dominique SEUX - Vous revenez sur la commande promise hier par l’Inde de 126 avions de
chasse Rafale.

Oui, parce que les cocoricos
entendus hier sur cette bonne nouvelle mettent en évidence deux choses. Cela
montre&amp;nbsp;: un, que la France réussit encore à concevoir et à vendre des
produits de haute technologie, tant pis pour le pessimisme sur notre
compétitivité. Deux, ces cocoricos montrent aussi en creux&amp;nbsp; combien ces
grands contrats sont difficiles à emporter. L’Inde, on le sait, est le premier
succès (à confirmer) à l’export du Rafale. Auparavant, il y en a eu, des
échecs, au Maroc, en Suisse, et un faux espoir - au Brésil. Dans le nucléaire,
autre grande filière tricolore, deux EPR ont été vendus en Chine en 2007 mais,
depuis, rien. Quant à la troisième filière, les TGV, Alstom a vendu 25 rames à
l’Italie en 2008, puis un projet au Maroc mais financé par la France. Donc, les
Rafale indiens, un vrai succès, mais aussi à remettre en perspective.&amp;nbsp;

Pourquoi est-ce de plus en plus
dur&amp;nbsp;?

C’est effectivement plus dur
qu’autrefois. Dassault avait vendu à l’export environ 500 Mirage F1 et 300
Mirage 2000. On en est loin pour le Rafale. Pourquoi ? Parce que les clients
sont plus exigeants et que la concurrence est plus violente. Plus
exigeants&amp;nbsp;: neuf Rafale sur dix seront produits en Inde et les transferts
de technologie sont sans doute importants&amp;nbsp;! Plus de concurrence&amp;nbsp;: le
TGV d’Alstom, qui s’était imposé en Espagne, en Corée, en Italie, s’est fait
doublé par les Espagnols sur la ligne Medine-La Mecque et par Siemens sur
l’Eurostar. Le nucléaire français a perdu face aux Coréens à Abu Dhabi&amp;nbsp;

Comment résister&amp;nbsp;?

Par la haute technologie mais ce
n’est pas facile. Le Rafale, même si sa conception a vingt ans, est
techniquement au-dessus des autres&amp;nbsp;: il peut tout faire en vol, la
reconnaissance, le combat aérien, l’attaque au sol&amp;nbsp; - pas ses concurrents. L’Inde, en conflit
avec le Pakistan et qui s’inquiète de la Chine, était intéressée. Dans le
nucléaire, la France parie sur les EPR de nouvelle génération. Mais les Coréens
vendent les TGV qu’on leur a appris à faire et les Chinois les centrales.
L’autre moyen de résister est de chasser en meute, au niveau européen, comme la
réussite absolue d’Airbus le montre. Même si l’annonce d’hier est un
contre-exemple puisque Dassault a gagné seul face au consortium européen
Eurofighter.&amp;nbsp;

La commande indienne, bonne nouvelle
pour la France&amp;nbsp;?

Ce sont 10.000 emplois directs.
Indirectement, cette commande va soulager le contribuable puisque l’Etat a
garanti à Dassault la production de 11 appareils par an. L’armée française en a
reçu 104 et va pouvoir faire traîner ses prochaines livraisons et donc économiser
quelques milliards. Chaque Rafale vaut entre 100 et 140 millions d’euros&amp;nbsp;!
L’Elysée espère que ce succès va ouvrir les portes d’Abu Dhabi. Gérard Longuet,
ministre de la Défense, a résumé à sa façon la chose hier&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Comme
les ennuis, les bonnes nouvelles peuvent voler en escadrille&amp;nbsp;».</itunes:summary>
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</item>
<item>
<title>Le débat s'agite autour du logement</title>
<link>http://www.franceinter.com</link>
<description>durée : 00:03:05 - L'édito éco - par : Dominique SEUX - Les annonces de Nicolas Sarkozy concernant le logement
ont suscité beaucoup de réactions hier.

On en a moins parlé que de la TVA sociale,
mais les deux mesures élyséennes posent de bonnes questions, sans apporter
nécessairement les bonnes réponses. Rappelons les&amp;nbsp;: l’Etat va céder aux
communes des terrains pour construire des logements&amp;nbsp;; là, pas de problème.
Mais surtout, il va, par la loi, augmenter de 30% les droits à
construire&amp;nbsp;; en clair tout terrain, toute maison, tout immeuble pourra
augmenter sa taille, sa hauteur de 30% - sauf si la commune s’y oppose. Cela&amp;nbsp; concerne beaucoup de monde. Ce qui était
frappant hier était à la fois l’improvisation du gouvernement, qui a dû
apporter des précisions - les centres-villes protégés, le littoral, ne sont pas
concernés - et le conservatisme dans les réactions des élus voire des
professionnels.&amp;nbsp;

Cette
idée mérite-t-elle d’être au moins discutée&amp;nbsp;?

Oui. Parce qu’il est clair que, pour
s’occuper du logement dans un pays où les prix ont explosé de 165% en 15 ans,
les aides fiscales, les crédits d’impôt, ne sont plus possibles quand il n’y a
plus d’argent&amp;nbsp;; il faut s’attaquer au sujet central de l’offre
foncière&amp;nbsp;; parce que, aussi&amp;nbsp;, la question de la
«&amp;nbsp;densification&amp;nbsp;» des centres-villes est réelle. Vaut-il mieux des
immeubles qui comptent un étage de plus en petite couronne ou continuer à obliger
les franciliens à faire 80 minutes de trajet pour rejoindre une lointaine
banlieue&amp;nbsp;? Peut-on, ailleurs, construire plus de logements, de pavillons
sur une surface donnée&amp;nbsp;? Un débat qui agite les urbanistes, les
architectes et les maires.&amp;nbsp;

Benoist
Apparu, ministre du logement, en a fait son cheval de bataille...

Avec des images chocs&amp;nbsp;! Depuis des
mois, il assure que la conversion des toits-terrasses en logements à Paris
apporterait deux millions de mètres carrés&amp;nbsp;; il s’enthousiasme sur les
parkings en plein air des grandes surfaces commerciales, qui représentent 5.000 hectares en Ile-de-France,
la moitié de la superficie de Paris, et qui pourraient être mieux
utilisés&amp;nbsp;; il fait des plans sur la comète sur les 2.300 hectares des berges de la
Seine ou les écoles primaires qui n’ont qu’un étage&amp;nbsp;! Il faut le mettre à
son crédit, il a relancé ce débat.&amp;nbsp;

Mais
des spécialistes sont critiques sur les solutions.Ils disent que ce n’est pas à Paris, ville
classée, touristique, que les choses peuvent bouger. Inutile de fantasmer. La
question concerne, en Ile-de-France, les villes de deuxième ou troisième
couronne. Ensuite, il n’est pas sûr que cette hausse de 30% fera baisser les
prix. Mais la vraie difficulté est que les maires freineront des quatre fers la
densification de leurs territoires, avec l’appui des habitants déjà présents.
Quel copropriétaire votera l’ajout d’un étage de plus à son immeuble&amp;nbsp;? En
clair, la mesure permettra à certains de s’agrandir, pas de créer de nouveaux
logements. Pour agir vraiment, il faudrait soit récompenser les villes qui
avancent, soit enlever le pouvoir aux maires «&amp;nbsp;malthusiens&amp;nbsp;». On en
est loin.</description>
<author>podcast@radiofrance.com</author>
<category >Business </category>
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<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 07:22:00 +0100</pubDate>
<podcastRF:businessReference>8770</podcastRF:businessReference><itunes:author>Dominique SEUX</itunes:author>
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<itunes:keywords>Le,débat,s'agite,autour,du,logement</itunes:keywords>
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ont suscité beaucoup de réactions hier.

On en a moins parlé que de la TVA sociale,
mais les deux mesures élyséennes posent de bonnes questions, sans apporter
nécessairement les bonnes réponses. Rappelons les&amp;nbsp;: l’Etat va céder aux
communes des terrains pour construire des logements&amp;nbsp;; là, pas de problème.
Mais surtout, il va, par la loi, augmenter de 30% les droits à
construire&amp;nbsp;; en clair tout terrain, toute maison, tout immeuble pourra
augmenter sa taille, sa hauteur de 30% - sauf si la commune s’y oppose. Cela&amp;nbsp; concerne beaucoup de monde. Ce qui était
frappant hier était à la fois l’improvisation du gouvernement, qui a dû
apporter des précisions - les centres-villes protégés, le littoral, ne sont pas
concernés - et le conservatisme dans les réactions des élus voire des
professionnels.&amp;nbsp;

Cette
idée mérite-t-elle d’être au moins discutée&amp;nbsp;?

Oui. Parce qu’il est clair que, pour
s’occuper du logement dans un pays où les prix ont explosé de 165% en 15 ans,
les aides fiscales, les crédits d’impôt, ne sont plus possibles quand il n’y a
plus d’argent&amp;nbsp;; il faut s’attaquer au sujet central de l’offre
foncière&amp;nbsp;; parce que, aussi&amp;nbsp;, la question de la
«&amp;nbsp;densification&amp;nbsp;» des centres-villes est réelle. Vaut-il mieux des
immeubles qui comptent un étage de plus en petite couronne ou continuer à obliger
les franciliens à faire 80 minutes de trajet pour rejoindre une lointaine
banlieue&amp;nbsp;? Peut-on, ailleurs, construire plus de logements, de pavillons
sur une surface donnée&amp;nbsp;? Un débat qui agite les urbanistes, les
architectes et les maires.&amp;nbsp;

Benoist
Apparu, ministre du logement, en a fait son cheval de bataille...

Avec des images chocs&amp;nbsp;! Depuis des
mois, il assure que la conversion des toits-terrasses en logements à Paris
apporterait deux millions de mètres carrés&amp;nbsp;; il s’enthousiasme sur les
parkings en plein air des grandes surfaces commerciales, qui représentent 5.000 hectares en Ile-de-France,
la moitié de la superficie de Paris, et qui pourraient être mieux
utilisés&amp;nbsp;; il fait des plans sur la comète sur les 2.300 hectares des berges de la
Seine ou les écoles primaires qui n’ont qu’un étage&amp;nbsp;! Il faut le mettre à
son crédit, il a relancé ce débat.&amp;nbsp;

Mais
des spécialistes sont critiques sur les solutions.Ils disent que ce n’est pas à Paris, ville
classée, touristique, que les choses peuvent bouger. Inutile de fantasmer. La
question concerne, en Ile-de-France, les villes de deuxième ou troisième
couronne. Ensuite, il n’est pas sûr que cette hausse de 30% fera baisser les
prix. Mais la vraie difficulté est que les maires freineront des quatre fers la
densification de leurs territoires, avec l’appui des habitants déjà présents.
Quel copropriétaire votera l’ajout d’un étage de plus à son immeuble&amp;nbsp;? En
clair, la mesure permettra à certains de s’agrandir, pas de créer de nouveaux
logements. Pour agir vraiment, il faudrait soit récompenser les villes qui
avancent, soit enlever le pouvoir aux maires «&amp;nbsp;malthusiens&amp;nbsp;». On en
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<item>
<title>Sarkozy prend le contrepied de Hollande </title>
<link>http://www.franceinter.com</link>
<description>durée : 00:03:07 - L'édito éco - par : Dominique SEUX - Vous revenez sur l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy hier soir.&amp;nbsp;Oui, pour souligner combien il a pris le contrepied de François Hollande. Ce dernier présente un projet social-démocrate : il veut convaincre de son sérieux sur les déficits (mais avec des hausses d’impôt), il joue la carte de la justice fiscale, des PME. Mais au fond, il s’inscrit dans la tradition française, qui ne choisit pas clairement entre la production et le pouvoir d’achat. Nicolas Sarkozy, lui, veut que la France s’inspire de la réussite allemande et du choix, en faveur de la compétitivité, fait par Gerhard Schroeder puis, par Angela Merkel. On a deux approches économiques.Et, donc, d’abord sur la TVA sociale.Pour Hollande, le problème majeur est que les entreprises innovent peu. Le coût du travail est secondaire, il peut d’ailleurs être alourdi. Pour l’Elysée, le coût du travail est un sujet clé. Face à leurs concurrents européens, les Français n’ont plus l’avantage qu’ils ont eu. Supprimer les cotisations familiales, baisser le coût du travail de 3% vaut la peine. Même au prix d’un pouvoir d’achat rogné. Qu’en penser ? L’Europe, le FMI, l’OCDE, invitent la France à déplacer le poids des charges vers la consommation. Si l’Allemagne a remplacé la France comme premier exportateur de lait, rien à voir avec l’innovation. Mais l’exemple de l’Allemagne est à double tranchant : la TVA y est à 19%, la France la porte à 21,2% - chiffre au passage assez ridicule -, et on creuse l’écart entre les deux pays.Deuxième clivage, sur les 35 heures.Opposition radicale ! François Hollande assume le bilan des 35 heures. Nicolas Sarkozy, lui, propose la modification des lois Aubry la plus forte depuis dix ans. L’innovation consiste, cette fois, à dire que les contrats individuels de travail - sur le temps de travail, le salaire - peuvent s’effacer devant un accord collectif d’entreprise. Des sociétés comme Bosch, Doux, Seb, ont augmenté la durée du travail ; mais tous les contrats ont dû être resignés. Là, c’est un vrai changement. Pour être franc, on a du mal à voir si c’est une révolution ou si cela fera pschitt.Dernière annonce, sur le logement.On a deux candidats audacieux. D’un côté, le socialiste veut bloquer les loyers ; de l’autre le futur candidat UMP va permettre de construire 30% de logements en plus sur un terrain. Ce sont deux approches, l’une sur les prix, l’autre sur l’offre. Ce sont deux vrais tournants.Au total ?Nicolas Sarkozy dit : les réformes, c’est moi, le changement, c’est maintenant ! Comme sur les retraites, le service minimum, les universités, l’auto-entrepreneur, la taxe professionnelle, le port de Marseille etc., il assume les résistances. Depuis trente ans, c’est vrai aucun président n’a autant réformé que lui. Ces nouvelles réformes sont économiquement intéressantes (même si elles sont molles par rapport à ailleurs); mais politiquement, elles sont tardives et incertaines. Au poker, quand on mise tous ses jetons à la fois, comme le fait Nicolas Sarkozy, on dit « faire tapis ». Reste à voir comment, là, il faut l’entendre.</description>
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<pubDate>Mon, 30 Jan 2012 07:22:00 +0100</pubDate>
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<itunes:subtitle>Émission du 30.01.2012</itunes:subtitle>
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