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<title>Nous autres</title>
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<description>Les héros de Nous autres, narrateurs de leur propre vie</description>
<language>fr</language>
<copyright>Radio France</copyright>
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<title>Nous autres</title>
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<title>Islande - d'une crise l'autre 2eme partie. </title>
<link>http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/</link>
<description>durée : 00:50:59 - Nous autres - par : Zoé VARIER - 
  
  Manif à REYKJAVIK Nov. 2008
© Radio France - 2012

«&amp;nbsp;Ca va s'arranger&amp;nbsp;» c'est ce que se
disent tous les Islandais. Après tout, ils en ont vu d'autres. Personne n'est
mort. Ce n'est que de l'argent comme disait Gudrun la semaine dernière. Et en
plus d'après le Fond Monétaire International c'est en train de s'arranger.
L'inflation est maitrisée, la crédibilité fiscale restaurée, la croissance
positive. L'Islande sort de la crise, l'Islande est sur la voie du
désendettement, L'Islande est en rémission, c'était d'ailleurs le titre de la
dernière conférence du FMI en octobre dernier à Reykjavik.

Et pourtant les islandais ne vont pas bien. Crise
morale, déception, perte des illusions. C'est un début d'explication. On
pourrait dire aussi qu'après trois ans&amp;nbsp;&amp;nbsp;
d'économie drastique, les islandais eux ne sont pas sortis de la crise.
Chômage, baisse des salaires, augmentation des prix, indexation des prêts sur
l'inflation. Si leurs banques vont mieux, les islandais eux sont endettés
jusqu'au cou. Ils ont l'impression d'être aux mains de banquiers et de ne
travailler que pour les rembourser.

Deux chiffres : 20% des foyers ne peuvent plus
honorer les traites de leurs emprunts et 40% sont en grande difficulté pour
rembourser. L'année dernière les biens des islandais ont perdu tant de valeur
que leurs dettes sont devenus supérieures à la valeur de leurs biens. 

Pendant mon séjour à Reykjavik, je n'ai pas
rencontré un seul islandais qui ne soit pas touché par des difficultés
financières. Pas un, au détour de chaque conversation, c'est un homme qui a
perdu toutes ces économies, une femme qui a perdu son logement parce qu'elle ne
pouvait pas payer le solde de son emprunt, un écrivain connu qui ne s'en sort
plus, empêtré dans ses crédits, il a beau remboursé ses dettes, elles ne
font&amp;nbsp; qu'augmenter. Ça c'est l'envers du décor,
ce que le FMI ne dit pas.

&amp;nbsp;Arni Thorarinsson est journaliste et auteur de
polars, il n'est pas comme il le dit l'employé de l'office de tourisme
islandais, et son regard sur la société islandaise aujourd'hui est sans appel.&amp;nbsp;------------------------Les traductions de l'émission sont assurées pas Eric Boury. &amp;nbsp; - réalisé par : Michelle SOULIER</description>
<author>podcast@radiofrance.com</author>
<category >Society &amp; Culture </category>
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<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 20:10:00 +0100</pubDate>
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<itunes:subtitle>La crise en Islande, la vie aujourd'hui.</itunes:subtitle>
<itunes:summary>durée : 00:50:59 - par : Zoé VARIER - 
  
  Manif à REYKJAVIK Nov. 2008
© Radio France - 2012

«&amp;nbsp;Ca va s'arranger&amp;nbsp;» c'est ce que se
disent tous les Islandais. Après tout, ils en ont vu d'autres. Personne n'est
mort. Ce n'est que de l'argent comme disait Gudrun la semaine dernière. Et en
plus d'après le Fond Monétaire International c'est en train de s'arranger.
L'inflation est maitrisée, la crédibilité fiscale restaurée, la croissance
positive. L'Islande sort de la crise, l'Islande est sur la voie du
désendettement, L'Islande est en rémission, c'était d'ailleurs le titre de la
dernière conférence du FMI en octobre dernier à Reykjavik.

Et pourtant les islandais ne vont pas bien. Crise
morale, déception, perte des illusions. C'est un début d'explication. On
pourrait dire aussi qu'après trois ans&amp;nbsp;&amp;nbsp;
d'économie drastique, les islandais eux ne sont pas sortis de la crise.
Chômage, baisse des salaires, augmentation des prix, indexation des prêts sur
l'inflation. Si leurs banques vont mieux, les islandais eux sont endettés
jusqu'au cou. Ils ont l'impression d'être aux mains de banquiers et de ne
travailler que pour les rembourser.

Deux chiffres : 20% des foyers ne peuvent plus
honorer les traites de leurs emprunts et 40% sont en grande difficulté pour
rembourser. L'année dernière les biens des islandais ont perdu tant de valeur
que leurs dettes sont devenus supérieures à la valeur de leurs biens. 

Pendant mon séjour à Reykjavik, je n'ai pas
rencontré un seul islandais qui ne soit pas touché par des difficultés
financières. Pas un, au détour de chaque conversation, c'est un homme qui a
perdu toutes ces économies, une femme qui a perdu son logement parce qu'elle ne
pouvait pas payer le solde de son emprunt, un écrivain connu qui ne s'en sort
plus, empêtré dans ses crédits, il a beau remboursé ses dettes, elles ne
font&amp;nbsp; qu'augmenter. Ça c'est l'envers du décor,
ce que le FMI ne dit pas.

&amp;nbsp;Arni Thorarinsson est journaliste et auteur de
polars, il n'est pas comme il le dit l'employé de l'office de tourisme
islandais, et son regard sur la société islandaise aujourd'hui est sans appel.&amp;nbsp;------------------------Les traductions de l'émission sont assurées pas Eric Boury. &amp;nbsp; - réalisé par : Michelle SOULIER</itunes:summary>
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<item>
<title>Islande -  D'une crise l'autre </title>
<link>http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/</link>
<description>durée : 00:53:41 - Nous autres - par : Zoé VARIER - &amp;nbsp;
  
  manif islande
© Radio France - 2012

Un
petit pays avec de grands rêves. L'Islande aurait pu devenir un petit paradis
et tout le monde y a cru jusqu'à la crise de 2008. 

En
2007 encore on disait de l'économie de l'Islande que c'était la plus
compétitive de l'Europe, on disait de l'Islande que c'était le 5ème pays le
plus riche du monde, les islandais étaient aussi les champions du bonheur, une
étude internationale classait la population de l'île comme la plus heureuse de
la planète. C'était une époque euphorique, les articles de luxe inondaient les
boutiques, d'énormes 4/4 encombraient les rues de Reykjavik, les jets privés
déchiraient le ciel de la capitale, c’était l'époque bénie où l'argent était
facile, où les islandais vivaient à crédit, sans limite. C'était
comme une revanche, pour ce petit pays, loin de tout, où la vie n'a jamais été
facile et où il avait fallu travailler dur pour s'en sortir. L'Islande a cru à
son rêve de grandeur, aveuglée par le miracle économique. Personne ne voulait
voir que cette prospérité reposait sur la croissance accélérée de 3 banques
islandaises&amp;nbsp; qui&amp;nbsp; étaient devenues à la fin des années 90,
parmi les plus importantes banques du monde. Personne ne voulait voir que ces
banques multipliaient les emprunts à court terme et que leurs dettes représentaient&amp;nbsp; 12 fois le PNB du pays.

Et
puis patatras ! En 2008 la crise financière mondiale balaye l'économie de
l'Islande.&amp;nbsp; En une journée la couronne
perd la moitié de sa valeur, la bourse s'’effondre, les trois plus grandes
banques sont placées sous administration judiciaire, le niveau de leur dette
était hors de portée de l'Etat. La nation entière frôle la banqueroute. Des
milliers de personnes descendent dans la rue, pendant des mois, sur la place du
parlement, casseroles, tambours, bidon à la main, les islandais&amp;nbsp; vont crier leur colère, leur humiliation, leur
sentiment de trahison et demander la démission du gouvernement. L'Islande est
ruinée, le petit Tigre du Nord se retrouve avec un flot de chômeurs, un
programme d'austérité, une hausse des impôts, une baisse des salaires, une
baisse des dépenses publiques, une coupe dans les dépenses sociales. On connait
la chanson. Des milliers d'Islandais&amp;nbsp; se
retrouvent sans rien, sans logement, sans argent, sans travail. Des milliers
d'islandais ont tout perdu : leurs économies, des années de remboursement de
crédit et leur image d'eux mêmes. 

Thora
Kristin est une des meilleures journalistes indépendantes d’Islande, en 2008,
elle couvrait la révolution des casseroles pour l'un des plus grands quotidiens
islandais. Et c'est justement là, sur cette place du parlement, qu'elle a
décidé de m'emmener pour revenir sur ce que les islandais appellent
«&amp;nbsp;l'effondrement&amp;nbsp;». - réalisé par : Michelle SOULIER</description>
<author>podcast@radiofrance.com</author>
<category >Society &amp; Culture </category>
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<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 20:10:00 +0100</pubDate>
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<itunes:subtitle>La crise en Islande, la fin d'un rêve ?</itunes:subtitle>
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  manif islande
© Radio France - 2012

Un
petit pays avec de grands rêves. L'Islande aurait pu devenir un petit paradis
et tout le monde y a cru jusqu'à la crise de 2008. 

En
2007 encore on disait de l'économie de l'Islande que c'était la plus
compétitive de l'Europe, on disait de l'Islande que c'était le 5ème pays le
plus riche du monde, les islandais étaient aussi les champions du bonheur, une
étude internationale classait la population de l'île comme la plus heureuse de
la planète. C'était une époque euphorique, les articles de luxe inondaient les
boutiques, d'énormes 4/4 encombraient les rues de Reykjavik, les jets privés
déchiraient le ciel de la capitale, c’était l'époque bénie où l'argent était
facile, où les islandais vivaient à crédit, sans limite. C'était
comme une revanche, pour ce petit pays, loin de tout, où la vie n'a jamais été
facile et où il avait fallu travailler dur pour s'en sortir. L'Islande a cru à
son rêve de grandeur, aveuglée par le miracle économique. Personne ne voulait
voir que cette prospérité reposait sur la croissance accélérée de 3 banques
islandaises&amp;nbsp; qui&amp;nbsp; étaient devenues à la fin des années 90,
parmi les plus importantes banques du monde. Personne ne voulait voir que ces
banques multipliaient les emprunts à court terme et que leurs dettes représentaient&amp;nbsp; 12 fois le PNB du pays.

Et
puis patatras ! En 2008 la crise financière mondiale balaye l'économie de
l'Islande.&amp;nbsp; En une journée la couronne
perd la moitié de sa valeur, la bourse s'’effondre, les trois plus grandes
banques sont placées sous administration judiciaire, le niveau de leur dette
était hors de portée de l'Etat. La nation entière frôle la banqueroute. Des
milliers de personnes descendent dans la rue, pendant des mois, sur la place du
parlement, casseroles, tambours, bidon à la main, les islandais&amp;nbsp; vont crier leur colère, leur humiliation, leur
sentiment de trahison et demander la démission du gouvernement. L'Islande est
ruinée, le petit Tigre du Nord se retrouve avec un flot de chômeurs, un
programme d'austérité, une hausse des impôts, une baisse des salaires, une
baisse des dépenses publiques, une coupe dans les dépenses sociales. On connait
la chanson. Des milliers d'Islandais&amp;nbsp; se
retrouvent sans rien, sans logement, sans argent, sans travail. Des milliers
d'islandais ont tout perdu : leurs économies, des années de remboursement de
crédit et leur image d'eux mêmes. 

Thora
Kristin est une des meilleures journalistes indépendantes d’Islande, en 2008,
elle couvrait la révolution des casseroles pour l'un des plus grands quotidiens
islandais. Et c'est justement là, sur cette place du parlement, qu'elle a
décidé de m'emmener pour revenir sur ce que les islandais appellent
«&amp;nbsp;l'effondrement&amp;nbsp;». - réalisé par : Michelle SOULIER</itunes:summary>
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<item>
<title>Natashquan : La réserve Innue.</title>
<link>http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/</link>
<description>durée : 00:54:07 - Nous autres - par : Zoé VARIER - &amp;nbsp;&amp;nbsp;
  
  la soeur d'Adèle
© Radio France - 2012 / Caroline Gilet

Au
bout du monde, au bout de la route des baleines, la seule qui existe sur la
côte Nord du Québec, au 1370 kilomètres, au milieu de l'immensité blanche: 

un
village posé sur le sable face à la mer&amp;nbsp;: Natasquan. En langue inue
Natasquan ça veut dire «&amp;nbsp; là où l'on chasse l'ours&amp;nbsp;».

Natasquan
c'est le dernier village, après la route s'arrête,&amp;nbsp; après c'est le grand Nord, les grands espaces
à perte de vue.

Avant
l'arrivée des Acadiens à Natasquan au milieu du 19 siècle, les premiers et les
seuls habitants de ce gigantesque territoire c'étaient les Innus. Aujourd'hui
ils vivent dans leur réserve&amp;nbsp; à 5 km du
village. 

Adèle
est une vieille dame inue, toute ronde, gourmande, un foulard bleu sur ses
cheveux, ce matin, elle s'est installée dans la salle communautaire de la
réserve pour peindre, elle peint des images de son enfance, un tipi, la
rivière, des ours, la tente où l'on fume le poisson, images d'épinal d'un monde
disparu, quand les Inus étaient encore des chasseurs nomades, et qu'ils se
déplaçaient l'hiver, en traineau le long des cours d'eau gelés.

C'est
au milieu des années 50 que le gouvernement canadien et les missionnaires ont
commencé à faire pression sur les Inus pour qu'ils se sédentarisent. Adèle a
été témoin de la sédentarisation de son peuple. Elle a fait partie des premiers
enfants inus que l'on a envoyés au pensionnat. Un choc, c'était la première
fois qu'elle voyait&amp;nbsp; la ville, la
première fois qu'elle mettait des chaussures. La première fois qu'elle
entendait une autre langue que la sienne. Elle a dû se soumettre, apprendre le
français, s'assimiler. Depuis
Adèle a vécu toute sa vie entre deux mondes. Elle est devenue infirmière, elle
s'est mariée avec un blanc, elle a vécu en ville à «&amp;nbsp;Trois
rivières&amp;nbsp;». Mais depuis que ses enfants sont grands et qu'elle est à la
retraite, elle revient passer chaque année quelques mois dans la réserve. Elle
s'est fait construire un petit chalet près de la rivière à saumon, elle pêche,
elle pose des collets dans la forêt, elle est heureuse et quand l'hiver revient
elle repart en 4/4 pour la ville. Un reportage de Caroline Gillet.&amp;nbsp;------------------------------------------Avec tous nos 
remerciements à l'Institut Culturel Canadien. 

&amp;nbsp;

&amp;nbsp; - réalisé par : Michelle SOULIER</description>
<author>podcast@radiofrance.com</author>
<category >Society &amp; Culture </category>
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<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 20:10:00 +0100</pubDate>
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<itunes:subtitle>Natashquan 2ème partie, rencontre avec Adèle, une Innu qui a vécu et raconte la sédentarisation de sa communauté, par Caroline Gilet.</itunes:subtitle>
<itunes:summary>durée : 00:54:07 - par : Zoé VARIER - &amp;nbsp;&amp;nbsp;
  
  la soeur d'Adèle
© Radio France - 2012 / Caroline Gilet

Au
bout du monde, au bout de la route des baleines, la seule qui existe sur la
côte Nord du Québec, au 1370 kilomètres, au milieu de l'immensité blanche: 

un
village posé sur le sable face à la mer&amp;nbsp;: Natasquan. En langue inue
Natasquan ça veut dire «&amp;nbsp; là où l'on chasse l'ours&amp;nbsp;».

Natasquan
c'est le dernier village, après la route s'arrête,&amp;nbsp; après c'est le grand Nord, les grands espaces
à perte de vue.

Avant
l'arrivée des Acadiens à Natasquan au milieu du 19 siècle, les premiers et les
seuls habitants de ce gigantesque territoire c'étaient les Innus. Aujourd'hui
ils vivent dans leur réserve&amp;nbsp; à 5 km du
village. 

Adèle
est une vieille dame inue, toute ronde, gourmande, un foulard bleu sur ses
cheveux, ce matin, elle s'est installée dans la salle communautaire de la
réserve pour peindre, elle peint des images de son enfance, un tipi, la
rivière, des ours, la tente où l'on fume le poisson, images d'épinal d'un monde
disparu, quand les Inus étaient encore des chasseurs nomades, et qu'ils se
déplaçaient l'hiver, en traineau le long des cours d'eau gelés.

C'est
au milieu des années 50 que le gouvernement canadien et les missionnaires ont
commencé à faire pression sur les Inus pour qu'ils se sédentarisent. Adèle a
été témoin de la sédentarisation de son peuple. Elle a fait partie des premiers
enfants inus que l'on a envoyés au pensionnat. Un choc, c'était la première
fois qu'elle voyait&amp;nbsp; la ville, la
première fois qu'elle mettait des chaussures. La première fois qu'elle
entendait une autre langue que la sienne. Elle a dû se soumettre, apprendre le
français, s'assimiler. Depuis
Adèle a vécu toute sa vie entre deux mondes. Elle est devenue infirmière, elle
s'est mariée avec un blanc, elle a vécu en ville à «&amp;nbsp;Trois
rivières&amp;nbsp;». Mais depuis que ses enfants sont grands et qu'elle est à la
retraite, elle revient passer chaque année quelques mois dans la réserve. Elle
s'est fait construire un petit chalet près de la rivière à saumon, elle pêche,
elle pose des collets dans la forêt, elle est heureuse et quand l'hiver revient
elle repart en 4/4 pour la ville. Un reportage de Caroline Gillet.&amp;nbsp;------------------------------------------Avec tous nos 
remerciements à l'Institut Culturel Canadien. 

&amp;nbsp;

&amp;nbsp; - réalisé par : Michelle SOULIER</itunes:summary>
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<item>
<title>Natashquan : un  village du bout du monde.  </title>
<link>http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/</link>
<description>durée : 00:54:00 - Nous autres - par : Zoé VARIER - 
  
  Natashquan
© Radio France - 2012 / Caroline Gilet

Profitons
de ce début d'année pour prendre le large et partir au bout du monde, au bout
la route des baleines dite la route 138, la seule qui existe sur la côte Nord
du Québec.&amp;nbsp; Au 1370 ème kilomètre, au
milieu de l'immensité blanche: un village posé sur le sable, face à la mer :
Natashquan. Littéralement&amp;nbsp; «&amp;nbsp;là où
l'on chasse l'ours&amp;nbsp;».&amp;nbsp; Natashquan
c'est le dernier village, après la route s'arrête, c’est le grand Nord, les
grands espaces à perte de vue. 

Natashquan
c'est quelques&amp;nbsp; maisons en bois peintes
de toutes les couleurs, un pont qui enjambe la rivière, une vieille église
blanc cassé, l'école, deux cafés qui ouvrent en alternance, la mairie qui fait
aussi office de commissariat, de bureau de poste, de tribunal, de bibliothèque,
de station de radio. Voilà Natashquan. Ils sont 270 à vivre là.&amp;nbsp; Pour la plupart descendants des premières
familles d'Acadiens qui ont quitté au milieu du 19 ème siècle les îles de la
Madeleine pour se réfugier ici à Natashquan. Avant l'arrivée des Acadiens, les
premiers et les seuls habitants de ce gigantesque territoire c'étaient les
Inus. Aujourd'hui ils vivent à 5 km du village dans leur réserve.&amp;nbsp; 

Natashquan
a vécu en huit clos, coupé du reste du monde jusqu'en 1996, jusqu'à&amp;nbsp; l'arrivée de la&amp;nbsp; route. Depuis la vie a changé. L'hôpital
n'est plus qu'à trois heures de voiture, les touristes commencent à
s'aventurer, des camions, des chantiers, la région se développe et les
habitants de Natashquan s'inquiètent pour leur avenir, hésitant entre&amp;nbsp; l'espoir de nouvelles opportunités de travail
et la sensation d'être menacés par tous ces changements. 

Guillaume, lui, est arrivé à Natashquan de sa Belgique natale il y a 5
ans. Il avait 23 ans et&amp;nbsp; venait de
terminer ses études d'histoire quand il a décidé de venir rejoindre Marie-Eve,
son amoureuse québécoise. D'étrange étranger il est devenu avec le temps
l'historien du village. C'est un reportage de Caroline Gillet et amie aussi de
Guillaume. - réalisé par : Michelle SOULIER</description>
<author>podcast@radiofrance.com</author>
<category >Society &amp; Culture </category>
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<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 20:10:00 +0100</pubDate>
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  Natashquan
© Radio France - 2012 / Caroline Gilet

Profitons
de ce début d'année pour prendre le large et partir au bout du monde, au bout
la route des baleines dite la route 138, la seule qui existe sur la côte Nord
du Québec.&amp;nbsp; Au 1370 ème kilomètre, au
milieu de l'immensité blanche: un village posé sur le sable, face à la mer :
Natashquan. Littéralement&amp;nbsp; «&amp;nbsp;là où
l'on chasse l'ours&amp;nbsp;».&amp;nbsp; Natashquan
c'est le dernier village, après la route s'arrête, c’est le grand Nord, les
grands espaces à perte de vue. 

Natashquan
c'est quelques&amp;nbsp; maisons en bois peintes
de toutes les couleurs, un pont qui enjambe la rivière, une vieille église
blanc cassé, l'école, deux cafés qui ouvrent en alternance, la mairie qui fait
aussi office de commissariat, de bureau de poste, de tribunal, de bibliothèque,
de station de radio. Voilà Natashquan. Ils sont 270 à vivre là.&amp;nbsp; Pour la plupart descendants des premières
familles d'Acadiens qui ont quitté au milieu du 19 ème siècle les îles de la
Madeleine pour se réfugier ici à Natashquan. Avant l'arrivée des Acadiens, les
premiers et les seuls habitants de ce gigantesque territoire c'étaient les
Inus. Aujourd'hui ils vivent à 5 km du village dans leur réserve.&amp;nbsp; 

Natashquan
a vécu en huit clos, coupé du reste du monde jusqu'en 1996, jusqu'à&amp;nbsp; l'arrivée de la&amp;nbsp; route. Depuis la vie a changé. L'hôpital
n'est plus qu'à trois heures de voiture, les touristes commencent à
s'aventurer, des camions, des chantiers, la région se développe et les
habitants de Natashquan s'inquiètent pour leur avenir, hésitant entre&amp;nbsp; l'espoir de nouvelles opportunités de travail
et la sensation d'être menacés par tous ces changements. 

Guillaume, lui, est arrivé à Natashquan de sa Belgique natale il y a 5
ans. Il avait 23 ans et&amp;nbsp; venait de
terminer ses études d'histoire quand il a décidé de venir rejoindre Marie-Eve,
son amoureuse québécoise. D'étrange étranger il est devenu avec le temps
l'historien du village. C'est un reportage de Caroline Gillet et amie aussi de
Guillaume. - réalisé par : Michelle SOULIER</itunes:summary>
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