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<title>L'ESPRIT PUBLIC</title>
<link>http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/esprit_public/index.php?emission_id=18</link>
<description>Mise en perspective de l'actualité politique au cours</description>
<language>fr</language>
<copyright>Radio France</copyright>
<lastBuildDate>Sun, 29 Jan 2012 11:50:00 +0100</lastBuildDate>
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<title>L'ESPRIT PUBLIC</title>
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<itunes:summary>Mise en perspective de l'actualité politique au cours</itunes:summary>
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<title>Le projet de François Hollande - La situation politique aux Etats-Unis</title>
<link>http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/esprit_public/index.php?emission_id=18</link>
<description>durée : 00:59:25 - L'ESPRIT PUBLIC - par : Philippe Meyer - A venir, dimanche 5
février 2012&amp;nbsp;:

L’Esprit public en direct et en public du Théâtre du Vieux-Colombier.


Entrée
libre – accès au 21 rue du Vieux-Colombier, 75006, à partir de 10h30.

Réservation
souhaitée à comfranceculture@radiofrance.com

&amp;nbsp;- 

Le projet de François
Hollande&amp;nbsp;:

&amp;nbsp;

Après son meeting au Bourget,
tenu dimanche devant 20.&amp;nbsp;000 sympathisants, le candidat socialiste a
présenté, jeudi, à la Maison des métallos à Paris, ses «&amp;nbsp;60 engagements
pour la France&amp;nbsp;»&amp;nbsp;. Face à «&amp;nbsp;l'ampleur de la crise,&amp;nbsp; et à la difficulté pour l'Europe d’en
sortir&amp;nbsp;», François Hollande répond «&amp;nbsp;Si nous voulons réussir, nous
devons faire de la justice le seul critère&amp;nbsp;». L’effort de redressement
budgétaire dégagerait 29 milliards d'euros de recettes supplémentaires
annuelles en rédimant les niches fiscales. Ce chiffre est mis en regard, dans
le programme, des 50 milliards d’euros de cadeaux fiscaux imputés à la droite.
De ces 29 milliards, 11,8 seraient prélevés sur les ménages les plus favorisés,
17,3 sur les entreprises. Les finances publiques devraient retrouver
l’équilibre en 2017, dernière année du quinquennat, et le processus de
désendettement être engagé, avec 80,2% du PIB contre 88,7%. Ce chiffrage repose
sur des prévisions de croissance pour 2012 inférieures à celles du gouvernement
(0,5% contre 1%) mais optimistes par la suite : 2 à 2,5% de pour&amp;nbsp; la période 2015-2017. La production, l’emploi
et la croissance, plutôt que la rigueur, figurent en tête des thèmes
abordés&amp;nbsp;:&amp;nbsp; soutien aux PME, création
de 500&amp;nbsp;000 « contrats de génération, instauration d’une&amp;nbsp; banque publique d’investissement, implication
des régions dans le cadre d’un «&amp;nbsp;nouvel acte de la
décentralisation&amp;nbsp;», impôt progressif sur les sociétés, négociations avec
les grandes entreprises françaises sur la «&amp;nbsp;relocalisation&amp;nbsp;»,
création de 150 000 emplois d'avenir pour les jeunes. Les prémices d’un
protectionnisme européen sont dessinées. 

Pour ce qui est de la finance, le
«&amp;nbsp;véritable adversaire&amp;nbsp;» du Bourget, l’épargne et l’investissement
seront séparés des activités de spéculation. Le capital serait imposé au même
taux que le travail, et une taxe sur toutes les transactions financières
verrait le jour. Les placements dans des paradis fiscaux, la détention de
produits dérivés toxiques seraient interdites, tandis que bonus et
stock-options se verraient strictement encadrés. L’idée d’une agence publique
et européenne de notation est reprise. En matière fiscale, le candidat s’engage
à ne pas augmenter les taux de prélèvements obligatoire au-delà de 47%. Une
nouvelle tranche d'imposition à 45 % pour les revenus supérieurs à 150 000
euros par an est proposée, contre les 41% en vigueur aujourd’hui. «&amp;nbsp;La
fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d’un
prélèvement simplifié sur le revenu (PSR)&amp;nbsp;» est également présentée.
Institutionnellement, le non-cumul des mandats, la révision de 30% à la baisse
des indemnités des membres de l’exécutif, et la rédemption du principe des
nominations présidentielles ont valeur de symboles. Le candidat voudrait que
soient renforcés les pouvoirs du Parlement et introduire une dose de
proportionnelle dans son mode d’élection. Le coût de toutes les mesures
annoncées est évalué à 20 milliards d’euros sur l’ensemble du quinquennat qui
seraient entièrement compensées par des économies. Le soir de la présentation
de ce projet, François Hollande a débattu de ces mesures avec le ministre des
Affaires étrangères Alain Juppé, dans une émission de télévision diffusée sur France
2. 

&amp;nbsp;

La situation politique
aux Etats-Unis&amp;nbsp;: 

&amp;nbsp;

&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mardi dernier, Barack Obama
prononçait devant le Congrès le traditionnel discours annuel sur l’état de
l’Union. Après avoir rappelé qu’il avait tenu sa promesse de retirer les
troupes américaines d’Irak et présidé au raid ayant éliminé Oussama Ben Laden,
le Président a détaillé la feuille de route de sa fin de mandat. A ceux qui
acceptent «&amp;nbsp;un pays où un nombre de plus en plus faible de gens s’en
sortent bien&amp;nbsp;», il a opposé la restauration «&amp;nbsp;d’une économie où tout
le monde a une chance&amp;nbsp;». En matière fiscale, il a affirmé que la réforme
devrait «&amp;nbsp;suivre la règle Buffet&amp;nbsp;», en référence au milliardaire
américain qui s’était publiquement indigné de payer moins d’impôts que sa
secrétaire. «&amp;nbsp;Si vous gagnez plus d’un million de dollars par an, vous ne
devriez pas payer moins de 30% d’impôts. […] A l’inverse, si vous gagnez moins
de 250.000 dollars par an, comme 98% des familles américaines, vos impôts ne
devraient pas augmenter&amp;nbsp;». Barack Obama propose de surtaxer les
entreprises qui délocalisent leurs emplois. Les recettes de cette taxe
serviraient à réduire les impôts des sociétés qui embauchent aux Etats-Unis, où
le taux de chômage atteint son plus bas niveau depuis trois ans, à 8,5%. En
matière d’énergie, le président a répondu aux attaques des Républicains qui
l’accusent d’enterrer le projet d’oléoduc Keystone qui relierait le Canada au
Texas. «&amp;nbsp;La production américaine de pétrole est plus élevée aujourd’hui
qu’elle ne l’a jamais été&amp;nbsp;», a-t-il rappelé, avant d’ajouter qu’il allait
«&amp;nbsp;demander à [s]on administration d’autoriser le développement des
énergies vertes pour fournir de l’électricité à trois millions de
foyers&amp;nbsp;». Enfin, sur la menace nucléaire iranienne, le Président a
recueilli les applaudissements des deux ailes du Congrès en affirmant&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;Les Etats-Unis sont déterminés à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme
nucléaire et gardent toutes les options sur la table pour atteindre cet
objectif. ». &amp;nbsp;

&amp;nbsp;

Invités&amp;nbsp;: 

&amp;nbsp;

Michaela WIEGEL, correspondante
à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung

Jean-Louis
BOURLANGES, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

Max
GALLO, romancier et historien

Thierry PECH, directeur
de la rédaction d’Alternatives Economiques

&amp;nbsp;

Brèves&amp;nbsp;: 

-
Plantu, Drôle de peuple&amp;nbsp;! Komisches Volk&amp;nbsp;! Dessins sur l’Allemagne
(Schaltzeitverlag, 2012). Exposition des dessins à la Maison Heinrich Heine -
Cité internationale universitaire de Paris, jusqu’au 29 février 2012. 

-
Régis Debray, Jeunesse du sacré (Gallimard, 2012) 

-
«&amp;nbsp;Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage / Que nous puissions
donner de notre dignité / Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge / Et
vient mourir au bord de votre éternité !&amp;nbsp;» Charles Baudelaire, Les Phares
(in Les Fleurs du mal) - réalisé par : Jean-Christophe Francis</description>
<author>podcast@radiofrance.com</author>
<category >News &amp; Politics </category>
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<pubDate>Sun, 29 Jan 2012 11:50:00 +0100</pubDate>
<podcastRF:businessReference>6119</podcastRF:businessReference><itunes:author>Philippe Meyer</itunes:author>
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<itunes:keywords>Le,projet,de,François,Hollande,-,La,situation,politique,aux,Etats-Unis</itunes:keywords>
<itunes:subtitle>Émission du 29.01.2012</itunes:subtitle>
<itunes:summary>durée : 00:59:25 - par : Philippe Meyer - A venir, dimanche 5
février 2012&amp;nbsp;:

L’Esprit public en direct et en public du Théâtre du Vieux-Colombier.


Entrée
libre – accès au 21 rue du Vieux-Colombier, 75006, à partir de 10h30.

Réservation
souhaitée à comfranceculture@radiofrance.com

&amp;nbsp;- 

Le projet de François
Hollande&amp;nbsp;:

&amp;nbsp;

Après son meeting au Bourget,
tenu dimanche devant 20.&amp;nbsp;000 sympathisants, le candidat socialiste a
présenté, jeudi, à la Maison des métallos à Paris, ses «&amp;nbsp;60 engagements
pour la France&amp;nbsp;»&amp;nbsp;. Face à «&amp;nbsp;l'ampleur de la crise,&amp;nbsp; et à la difficulté pour l'Europe d’en
sortir&amp;nbsp;», François Hollande répond «&amp;nbsp;Si nous voulons réussir, nous
devons faire de la justice le seul critère&amp;nbsp;». L’effort de redressement
budgétaire dégagerait 29 milliards d'euros de recettes supplémentaires
annuelles en rédimant les niches fiscales. Ce chiffre est mis en regard, dans
le programme, des 50 milliards d’euros de cadeaux fiscaux imputés à la droite.
De ces 29 milliards, 11,8 seraient prélevés sur les ménages les plus favorisés,
17,3 sur les entreprises. Les finances publiques devraient retrouver
l’équilibre en 2017, dernière année du quinquennat, et le processus de
désendettement être engagé, avec 80,2% du PIB contre 88,7%. Ce chiffrage repose
sur des prévisions de croissance pour 2012 inférieures à celles du gouvernement
(0,5% contre 1%) mais optimistes par la suite : 2 à 2,5% de pour&amp;nbsp; la période 2015-2017. La production, l’emploi
et la croissance, plutôt que la rigueur, figurent en tête des thèmes
abordés&amp;nbsp;:&amp;nbsp; soutien aux PME, création
de 500&amp;nbsp;000 « contrats de génération, instauration d’une&amp;nbsp; banque publique d’investissement, implication
des régions dans le cadre d’un «&amp;nbsp;nouvel acte de la
décentralisation&amp;nbsp;», impôt progressif sur les sociétés, négociations avec
les grandes entreprises françaises sur la «&amp;nbsp;relocalisation&amp;nbsp;»,
création de 150 000 emplois d'avenir pour les jeunes. Les prémices d’un
protectionnisme européen sont dessinées. 

Pour ce qui est de la finance, le
«&amp;nbsp;véritable adversaire&amp;nbsp;» du Bourget, l’épargne et l’investissement
seront séparés des activités de spéculation. Le capital serait imposé au même
taux que le travail, et une taxe sur toutes les transactions financières
verrait le jour. Les placements dans des paradis fiscaux, la détention de
produits dérivés toxiques seraient interdites, tandis que bonus et
stock-options se verraient strictement encadrés. L’idée d’une agence publique
et européenne de notation est reprise. En matière fiscale, le candidat s’engage
à ne pas augmenter les taux de prélèvements obligatoire au-delà de 47%. Une
nouvelle tranche d'imposition à 45 % pour les revenus supérieurs à 150 000
euros par an est proposée, contre les 41% en vigueur aujourd’hui. «&amp;nbsp;La
fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d’un
prélèvement simplifié sur le revenu (PSR)&amp;nbsp;» est également présentée.
Institutionnellement, le non-cumul des mandats, la révision de 30% à la baisse
des indemnités des membres de l’exécutif, et la rédemption du principe des
nominations présidentielles ont valeur de symboles. Le candidat voudrait que
soient renforcés les pouvoirs du Parlement et introduire une dose de
proportionnelle dans son mode d’élection. Le coût de toutes les mesures
annoncées est évalué à 20 milliards d’euros sur l’ensemble du quinquennat qui
seraient entièrement compensées par des économies. Le soir de la présentation
de ce projet, François Hollande a débattu de ces mesures avec le ministre des
Affaires étrangères Alain Juppé, dans une émission de télévision diffusée sur France
2. 

&amp;nbsp;

La situation politique
aux Etats-Unis&amp;nbsp;: 

&amp;nbsp;

&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; Mardi dernier, Barack Obama
prononçait devant le Congrès le traditionnel discours annuel sur l’état de
l’Union. Après avoir rappelé qu’il avait tenu sa promesse de retirer les
troupes américaines d’Irak et présidé au raid ayant éliminé Oussama Ben Laden,
le Président a détaillé la feuille de route de sa fin de mandat. A ceux qui
acceptent «&amp;nbsp;un pays où un nombre de plus en plus faible de gens s’en
sortent bien&amp;nbsp;», il a opposé la restauration «&amp;nbsp;d’une économie où tout
le monde a une chance&amp;nbsp;». En matière fiscale, il a affirmé que la réforme
devrait «&amp;nbsp;suivre la règle Buffet&amp;nbsp;», en référence au milliardaire
américain qui s’était publiquement indigné de payer moins d’impôts que sa
secrétaire. «&amp;nbsp;Si vous gagnez plus d’un million de dollars par an, vous ne
devriez pas payer moins de 30% d’impôts. […] A l’inverse, si vous gagnez moins
de 250.000 dollars par an, comme 98% des familles américaines, vos impôts ne
devraient pas augmenter&amp;nbsp;». Barack Obama propose de surtaxer les
entreprises qui délocalisent leurs emplois. Les recettes de cette taxe
serviraient à réduire les impôts des sociétés qui embauchent aux Etats-Unis, où
le taux de chômage atteint son plus bas niveau depuis trois ans, à 8,5%. En
matière d’énergie, le président a répondu aux attaques des Républicains qui
l’accusent d’enterrer le projet d’oléoduc Keystone qui relierait le Canada au
Texas. «&amp;nbsp;La production américaine de pétrole est plus élevée aujourd’hui
qu’elle ne l’a jamais été&amp;nbsp;», a-t-il rappelé, avant d’ajouter qu’il allait
«&amp;nbsp;demander à [s]on administration d’autoriser le développement des
énergies vertes pour fournir de l’électricité à trois millions de
foyers&amp;nbsp;». Enfin, sur la menace nucléaire iranienne, le Président a
recueilli les applaudissements des deux ailes du Congrès en affirmant&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;Les Etats-Unis sont déterminés à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme
nucléaire et gardent toutes les options sur la table pour atteindre cet
objectif. ». &amp;nbsp;

&amp;nbsp;

Invités&amp;nbsp;: 

&amp;nbsp;

Michaela WIEGEL, correspondante
à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung

Jean-Louis
BOURLANGES, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris

Max
GALLO, romancier et historien

Thierry PECH, directeur
de la rédaction d’Alternatives Economiques

&amp;nbsp;

Brèves&amp;nbsp;: 

-
Plantu, Drôle de peuple&amp;nbsp;! Komisches Volk&amp;nbsp;! Dessins sur l’Allemagne
(Schaltzeitverlag, 2012). Exposition des dessins à la Maison Heinrich Heine -
Cité internationale universitaire de Paris, jusqu’au 29 février 2012. 

-
Régis Debray, Jeunesse du sacré (Gallimard, 2012) 

-
«&amp;nbsp;Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage / Que nous puissions
donner de notre dignité / Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge / Et
vient mourir au bord de votre éternité !&amp;nbsp;» Charles Baudelaire, Les Phares
(in Les Fleurs du mal) - réalisé par : Jean-Christophe Francis</itunes:summary>
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